Hermann Hesse, né le 2 juillet 1877 à Calw, en Allemagne et
mort le 9 août 1962 à Montagnola, en Suisse.
Romancier, poète, peintre, éditeur et essayiste.
L'œuvre de Hesse illustre dans une large mesure
le « principe de l'espérance » qui, selon le philosophe Ernst Bloch,
caractérise l'utopie des créations artistiques.
Il a obtenu le prix Goethe, le prix Bauernfeld en 1905 et
le Prix Nobel de littérature en 1946.
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Il fut un jardinier passionné et un grand marcheur ; son jardin et ses promenades lui ont inspiré de très belles pages : éclosion de la végétation au printemps, vol d'un papillon, la clarté d'un matin de gelée blanche... Pour l'apprécier il faut tout autant aimer le jardin, la nature et la belle littérature.
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A lire
Siddhartha
Un jour vient où l'enseignement traditionnel donné aux brahmanes ne suffit plus au jeune Siddhartha.
Quand des ascètes samanas passent dans la ville, il les suit, se familiarise avec toutes leurs pratiques mais n'arrive pas à trouver la paix de l'âme recherchée.
L'écrivain exprime dans ce livre son amour et sa sensibilité pour la culture, les croyances, les religions et les philosophies orientales auquel il est familiarisé dès son plus jeune âge grâce à sa mère, Marie Gundert, née en Inde, mais également aux multiples voyages qu'il accomplit en ces terres dans les années 1910. Une fois publié aux États-Unis, en 1951, le livre connait une renommée mondiale, en particulier au cours de l'exploration des spiritualités orientales dans les années 1960.
Situé en Inde, ce roman philosophique raconte le cheminement spirituel de Siddhartha, personnage proche en de nombreux points du Siddharta Gautama, le Bouddha mais dont l'histoire est romancée.
C'est la rencontre avec Gotama, le Bouddha. Tout en reconnaissant sa doctrine sublime, il ne peut l'accepter et commence une autre vie auprès de la belle Kamala et du marchand Kamaswani.
Les richesses qu'il acquiert en font un homme neuf, matérialiste, dont le personnage finit par lui déplaire. Il s'en va à travers la forêt, au bord du fleuve. C'est là que s'accomplit l'ultime phase du cycle de son évolution.
Siddharta pense que la sagesse ne peut s’acquérir par le biais d’un quelconque enseignement, c’est à chaque homme de trouver seul sa voie vers la sagesse.
Une adaptation filmée de Siddhartha a été réalisée par Conrad Rooks en 1972.

Siddhartha
Editeur : Librairie Générale Française
Collection : Le Livre de Poche
1ère édition en 1975
Traduit par Joseph Delage
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Narcisse et Goldmund
Tu es pour moi trop peu toi-même.
Novice au couvent de Mariabronn, Narcisse se distingue par son intelligence et sa culture.
On lui confie Goldmund, écolier que son père destine à l'état monastique pour expier le passé tumultueux de sa mère. Narcisse s'attache à cet enfant bien doué. Il sent que sa vocation n'est pas le cloître et l'aide à choisir sa voie.
C'est alors pour Goldmund la vie errante - aventures galantes dont il attend éperdument qu'elles manifestent le visage idéal de la femme, de l'"Eve éternelle" visage mythique venu se substituer à celui de sa mère morte. Une heure de sagesse le décide à se faire sculpteur - l'art sera une façon de chercher le beau. Pourtant il reprendra ses vagabondages… C'est dans le cadre de l'Allemagne du Moyen-Age que le romancier Hermann Hesse a situé l'histoire allégorique du moine Narcisse et de l'artiste Goldmund dont la double quête reflète les préoccupations de l'homme, écartelé entre les exi-gences de l'âme et du corps.

Narcisse et Goldmund
Editeur : Librairie Générale Française
Collection : Le Livre de Poche
1ère édition en 1965
Traduit par Fernand Delmas
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Le loup des steppes
Car l'homme n'est point une création solide et durable mais plutôt
un essai et une transition ; il n'est pas autre chose que la passerelle étroite
et dangeureuse entre la nature et l'esprit.
Au premier abord, Harry Haller impressionne désagréablement le neveu de sa nouvelle logeuse, peut-être par le regard mi-satisfait mi-moqueur, comme si le confort bourgeois de la maison lui semblait à la fois étranger, plaisant et dérisoire. Si Haller considère tout avec l'ironie d'un habitant de Sirius ou d'ailleurs, c'est qu'il appartient effectivement à un autre monde, celui de l'intellectualité pure. A force de renier ce qui constitue le bonheur quotidien des hommes, il se sent devenu un « loup des steppes » inapte à frayer avec ses semblables, de plus en plus solitaire et voué à l'isolement.
Il n'entrevoit qu'une solution : se tuer, mais la peur de la mort l'empêche soudain de rentrer chez lui mettre son dessein à exécution. Il erre dans la ville. A l'Aigle noir, il rencontre Hermine, son homologue féminin qui a choisi la pratique de ces plaisirs que lui-même a fuis. Elle le contraint à en faire l'apprentissage : c'est une véritable initiation à la vie, une quête troublante pour découvrir le difficile équilibre entre le corps et l'esprit sans lequel l'homme ne peut atteindre sa plénitude.

Le loup des Steppes
Editeur : Librairie Générale Française
Collection : Le Livre de Poche
1ère édition en 1966
Traduit par Juliette Pary
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A lire du même auteur
Lauscher (Écrits et poèmes laissés par Hermann Lauscher) (1900)
Peter Camenzind (1904)
L'Ornière (1906)
Gertrude (1910)
Rosshalde (1914)
Knulp (1915)
Demian (1919) (sous le pseudonyme d'Emil Sinclair)
Le retour de Zarathoustra (1919)
Le dernier été de Klingsor (1920)
Siddhartha (1922)
Le Curiste (1925)
Le Loup des steppes (1927)
Voyage à Nuremberg (1927)
Narcisse et Goldmund (1930)
Le Voyage en Orient (1932)
Le Jeu des perles de verre (1943)
Mon Enfance (autobiographie)
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Et poète
Hermann Hesse,
LA FLÛTE (Flötenspiel)
"Maison, la nuit, dans les branchages ;
Fenêtre où luit un doux reflet.
Invisible au fond des ombrages,
Là-bas un flûtiste jouait
Une très vieille mélodie
Dont l’air dans la nuit parvenu
À chacun disait sa patrie
Et tous les chemins parcourus.
C’était le sens secret du monde
Dans ce souffle se transposant ;
Il fallait que le cœur se fonde ;
Le temps entier était présent."
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